Francis

Aujourd’hui tu es parti sans bagage. Pudiquement, dignement, comme toujours.
Celà venait à peine de faire 40 ans que tu parcourais le monde comme d’autres les couloirs du métro. Depuis quelques mois tu préparais ce voyage, le dernier, un aller simple sans retour prévu.Quiconque a croisé ta route sait que douceur, bonté et générosité furent tes compagnes. Tu souhaitais rassurer, protéger avant tout.
Hier encore tu continuais de prendre des nouvelles des uns et des autres avant même de parler de toi.
Croyant, je ne sais pas, en tous cas je suis convaincu que désormais tu es confortablement installé à la table des bienveillants.

Tu laisses un vide immense dans le cœur de chacun de ceux qui ont ont eu la chance de te côtoyer.

Resteront la douceur de ta voix, la profondeur de ton regard, ce sentiment de quiétude et de sérénité qui émanait de toi.

Un repère pour certains, un modèle pour d’autres, un ami, un parent.

Adieu Francis, très cher beau père.